Avignon : Angélique Kidjo, Manu Dibango et Isaach de Bankolé sur les traces de Senghor Featured

24 Juil 2017
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Focus sur l’Afrique subsaharienne pour l’édition 2017 du Festival d’Avignon. Si la programmation a causé quelques remous quant à une sélection de pièces majoritairement axées sur la musique et la danse au détriment d’un théâtre de paroles, on notera que certaines créations privilégient le mélange des genres.

C’est le cas de Femme noire, un spectacle alliant musique et récital poétique, inspiré par l’œuvre de Léopold Sédar Senghor. Le titre de cette création est un brin trompeur dans la mesure où il nous renvoie d’emblée au fameux poème « Femme noire » (Chants d’ombre, Seuil, 1945) du chantre de la négritude. Mais ce sont deux autres poèmes de Senghor, tirés de différents recueils, que met à l’honneur cette commande du Festival d’Avignon à Frédéric Maragnani, metteur en scène de théâtre français : « Prière de paix » (Hosties noires, Seuil, 1948) et « Élégie pour la reine de Saba » (Élégies majeures, Seuil, 1979).

Pour la dimension musicale, le choix s’est porté sur la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, accompagnée par le saxophoniste camerounais Manu Dibango, le guitariste congolais Dominic James et le prince de l’afro-trap français MHD.

C’est aussi une belle occasion de retrouver Isaach de Bankolé, qui depuis quelques années se fait de plus en plus rare sur scène

Quant aux poèmes, ils seront déclamés par le comédien ivoirien Isaach de Bankolé. C’est dans son propre studio, à New York, qu’Angélique Kidjo a composé les quelques morceaux inédits qui viendront ponctuer le récital, avec des reprises de son propre répertoire et des interventions rap signées MHD.

La chanteuse s’est inspirée du verbe de Senghor, mais aussi de l’élocution d’Isaach de Bankolé. « L’idée était de réunir une chanteuse et un comédien pour un jeu de questions-réponses créatif. Et cela autour de textes qui célèbrent l’Afrique et la femme noire, indique Frédéric Maragnani. C’est aussi une belle occasion de retrouver Isaach de Bankolé, qui depuis quelques années se fait de plus en plus rare sur scène. »

Cette alléchante création aura droit à deux représentations, les 25 et 26 juillet, dans la cour d’honneur du palais des Papes d’Avignon. ... Retrouver l'article sur Jeune Afrique

 

© Jeune Afrique

 

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