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Les figures montantes de la mode africaine à Paris

by Arnold Benge

Si la mode africaine est par ignorance souvent résumée au Wax, des stylistes nous présentent une autre facette de cet art et nous font découvrir bien d’autres tissus.

Imane Ayissi

Parti du Cameroun pour s’installer en France au début des années 1990, Imane Ayissi est issu d’une famille de danseurs. Il intègre d’abord le ballet national de son pays natal avec la troupe familiale dirigée par son père et fait ses premiers pas dans la mode en tant que mannequin, collaborant avec le styliste camerounais Blaz Design. Il lance sa première collection en 1992, qui s’intitule « Koué Meutouana », (coccinelle), et présente aujourd’hui ses collections à la Fashion Week parisienne.

Le wax n’est pas d’origine africaine et il aimerait que le public le sache. Imane Ayissi utilise régulièrement le kenté du Ghana ; le manjak du Sénégal ; le faso dan fani du Burkina Faso ; le kita de la Côte d’Ivoire, du coton laqué de Chine et du raphia qu’il fait venir du Cameroun et du Gabon, sans oublier la soie qu’il adore particulièrement pour sa texture. Une robe signée Imane Ayissi coûte entre 1500 et 2500€. Il tire ses inspirations à la fois de la vie quotidienne, de ses voyages, de la France son pays d’accueil, de l’Afrique en général et du Cameroun en particulier, pays dont les lieux donnent leurs noms à ses collections (Mbeuk Idourou, Karralokga, Asseulenn, Beussanda).
Quand on lui demande quelle est la place de la mode africaine dans le monde il affirme : « il est du devoir des stylistes africains de s’approprier les codes de la mode internationale et dépasser ses clichés », puis rajoute « il faut que les Africains encouragent les talents du continent ». Il a récemment habillé la star américaine Zendaya lors de l’avant-première du film « Queen & Slim » à Los Angeles et bien d’autres encore.

Peulh Vagabond

Diplômée de stylisme et modélisme au lycée Paul Poiret à Paris en 1996, Dyeena Diaw crée sa marque après avoir travaillé en tant qu’assistante commerciale et chargée de clientèle dans un laboratoire pharmaceutique. Elle renoue plus tard avec le milieu d’abord comme habilleuse puis en remportant un concours de jeunes entrepreneurs grâce auquel elle a pu financer sa marque. Elle a notamment présenté sa collection lors de la « Mercedes Benz Fashion Week ». Elle rend hommage à ses origines africaines en donnant à sa marque le nom « Peulh Vagabond », les peulhs étant un peuple nomade.

Comme d’autres stylistes du continent, Dyeena Diaw ne travaille pas avec le wax pour ses collections, c’est pour la plupart du coton tissé, à l’instar de la collection « Tanzania » dont la matière provient de Tanzanie ou la collection « Tissé » entièrement faite à base de faso danfani, du Burkina. Elle affirme être la première à avoir fait porter du faso danfani à Beyonce lors de son séjour en Afrique du Sud à l’occasion du Global Citizen Festival. Une rencontre qui a apporté de la légitimité à sa marque. Pour elle, la mode africaine inspire tout le monde, les plus grands créateurs se sont inspirés à un moment donné du continent noir. « Certains l’ont assumé, d’autres moins. », conclut-elle.

Goya

Si la mode africaine est par ignorance souvent résumée au Wax, des stylistes nous présentent une autre facette de cet art et nous font découvrir bien d’autres tissus.

Imane Ayissi

Parti du Cameroun pour s’installer en France au début des années 1990, Imane Ayissi est issu d’une famille de danseurs. Il intègre d’abord le ballet national de son pays natal avec la troupe familiale dirigée par son père et fait ses premiers pas dans la mode en tant que mannequin, collaborant avec le styliste camerounais Blaz Design. Il lance sa première collection en 1992, qui s’intitule « Koué Meutouana », (coccinelle), et présente aujourd’hui ses collections à la Fashion Week parisienne.

Le wax n’est pas d’origine africaine et il aimerait que le public le sache. Imane Ayissi utilise régulièrement le kenté du Ghana ; le manjak du Sénégal ; le faso dan fani du Burkina Faso ; le kita de la Côte d’Ivoire, du coton laqué de Chine et du raphia qu’il fait venir du Cameroun et du Gabon, sans oublier la soie qu’il adore particulièrement pour sa texture. Une robe signée Imane Ayissi coûte entre 1500 et 2500€. Il tire ses inspirations à la fois de la vie quotidienne, de ses voyages, de la France son pays d’accueil, de l’Afrique en général et du Cameroun en particulier, pays dont les lieux donnent leurs noms à ses collections (Mbeuk Idourou, Karralokga, Asseulenn, Beussanda).
Quand on lui demande quelle est la place de la mode africaine dans le monde il affirme : « il est du devoir des stylistes africains de s’approprier les codes de la mode internationale et dépasser ses clichés », puis rajoute « il faut que les Africains encouragent les talents du continent ». Il a récemment habillé la star américaine Zendaya lors de l’avant-première du film « Queen & Slim » à Los Angeles et bien d’autres encore.

Peulh Vagabond

Diplômée de stylisme et modélisme au lycée Paul Poiret à Paris en 1996, Dyeena Diaw crée sa marque après avoir travaillé en tant qu’assistante commerciale et chargée de clientèle dans un laboratoire pharmaceutique. Elle renoue plus tard avec le milieu d’abord comme habilleuse puis en remportant un concours de jeunes entrepreneurs grâce auquel elle a pu financer sa marque. Elle a notamment présenté sa collection lors de la « Mercedes Benz Fashion Week ». Elle rend hommage à ses origines africaines en donnant à sa marque le nom « Peulh Vagabond », les peulhs étant un peuple nomade.

Comme d’autres stylistes du continent, Dyeena Diaw ne travaille pas avec le wax pour ses collections, c’est pour la plupart du coton tissé, à l’instar de la collection « Tanzania » dont la matière provient de Tanzanie ou la collection « Tissé » entièrement faite à base de faso danfani, du Burkina. Elle affirme être la première à avoir fait porter du faso danfani à Beyonce lors de son séjour en Afrique du Sud à l’occasion du Global Citizen Festival. Une rencontre qui a apporté de la légitimité à sa marque. Pour elle, la mode africaine inspire tout le monde, les plus grands créateurs se sont inspirés à un moment donné du continent noir. « Certains l’ont assumé, d’autres moins. », conclut-elle.

Goya

Né en Belgique de parents béninois, Rodrigue Vodounou, a grandi en France. Après le Baccalauréat, cet amateur de chaussures arrête les études et se lance dans la vie active, à Paris, en nourrissant le rêve de créer sa propre marque. Tour à tour commercial dans la publicité, opticien, c’est en 2015 qu’il décide de mettre sur pied son projet et le 5 juillet 2016, il ouvre officiellement une boutique dans le 15e arrondissement de Paris.
Les chaussures Goya sont fabriquées dans des ateliers à Venise et à Montegranaro. Cette marque propose différents modèles, du mocassin à la paire de baskets en passant par les bottes, les sandales et les chaussures pour enfants. Des modèles qui coutent entre 150 et 300 euros. Il s’agit d’une autre marque de fabrique des souliers Goya imposée par Rodrigue Vodounou : surprendre et aller à contre-courant des tendances. Plutôt bien vu de sa part. La boutique enregistre un chiffre d’affaires de 150 000 euros par an avec une clientèle venant de tous horizons et multigénérationnelle.

Né en Belgique de parents béninois, Rodrigue Vodounou, a grandi en France. Après le Baccalauréat, cet amateur de chaussures arrête les études et se lance dans la vie active, à Paris, en nourrissant le rêve de créer sa propre marque. Tour à tour commercial dans la publicité, opticien, c’est en 2015 qu’il décide de mettre sur pied son projet et le 5 juillet 2016, il ouvre officiellement une boutique dans le 15e arrondissement de Paris.
Les chaussures Goya sont fabriquées dans des ateliers à Venise et à Montegranaro. Cette marque propose différents modèles, du mocassin à la paire de baskets en passant par les bottes, les sandales et les chaussures pour enfants. Des modèles qui coutent entre 150 et 300 euros. Il s’agit d’une autre marque de fabrique des souliers Goya imposée par Rodrigue Vodounou : surprendre et aller à contre-courant des tendances. Plutôt bien vu de sa part. La boutique enregistre un chiffre d’affaires de 150 000 euros par an avec une clientèle venant de tous horizons et multigénérationnelle.

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