Home LifestyleCuisine On a dégusté de la Bénédictine restée immergée en fond marin pendant un siècle

On a dégusté de la Bénédictine restée immergée en fond marin pendant un siècle

by Arnold Benge

Quel goût peut bien avoir une liqueur qui a séjourné dans le froid et l’obscurité de la mer Baltique depuis 1917 ? On est allé chercher la réponse au Palais Bénédictine, à Fécamp.

Coincée entre Dieppe et Etretat, la ville de Fécamp ne livre ses charmes qu’à ceux qui prennent le temps de s’y arrêter. C’est une de ses spécialités locales qui nous y amène en ce mardi pluvieux de janvier. Non pas le fameux hareng fécampois, mais la Bénédictine. Dans la cité des Terre-Neuvas, l’aura de cette liqueur ancestrale aux 27 plantes et épices se mesure à la grandeur de l’édifice qui abrite encore aujourd’hui l’unique distillerie dédiée à sa production. Construit à la fin du XIXe siècle, sous l’impulsion du négociant en spiritueux Alexandre Le Grand, le Palais Bénédictine est une folie architecturale mêlant éléments néo-gothiques, néo-Renaissance, pierre de taille du pays de Caux et briques rouges.  

Partiellement ravagé par un incendie en 1892, puis reconstruit encore plus majestueux six ans plus tard, le monument est chargé d’histoire. Ce 14 janvier 2020, l’histoire a marqué son grand retour au palais, alors tout émoustillé à l’idée d’ouvrir une des 300 bouteilles de Bénédictine repêchées en octobre dernier en mer Baltique. C’est à Ocean X, entreprise suédoise spécialisée dans la recherche de spiritueux anciens perdus en mer, que l’on doit cette découverte. Le trésor a été sauvé de l’épave du Kyros, un navire suédois torpillé par un sous-marin allemand en mai 1917, en pleine Première Guerre mondiale.  

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